Travel without plastic  / zero-waste travel

Avant de partir

Certains le savent, j’avais depuis quelque temps changé notre façon de consommer pour diminuer considérablement le nombre de déchets de notre quotidien, mais aussi pour consommer plus local, pour mieux manger (bio) et ne plus nourrir les grosses multinationales qui se moquent de nous et de nos santés.

Attention, cela ne veut pas dire, comme certains peuvent l’interpréter, ne plus consommer, ne plus acheter neuf… J’achète, neuf ou pas, mais plus raisonné.

Cela s’est fait progressivement sur les 2 dernières années et voici quelques exemples dans notre quotidien avant de partir:

  • Stop au papier essuie-tout (plus connu sous le nom de sopalin 😊), j’ai confectionné des essuie-tout lavables. Nous utilisions beaucoup de sopalin pour cause de boissons ou autres liquides renversés, la soupe partout, le visage plein de chocolat et j’en passe… J’ai fabriqué mes essuie-tout avec des restes de tee-shirt et serviettes éponge que nous n’utilisions plus. J’avoue que j’étais contente de moi. J’ai même confectionné quelques lots pour notre entourage.
  • Pour ce qui est du sopalin utilisé à table, j’ai réutilisé les langes des enfants en serviettes de table : 1 lange = 4 serviettes que j’ai customisées.
  • Je me suis tentée aux couches lavables pour Agathe, mais sans trop de succès. (en re-use en plus, merci Estelle)
  • Je suis passée aux lingettes lavables à la place des carrés de coton, toujours dans le même registre pipi-caca. Encore une fois, je les ai confectionnées moi-même et j’en ai aussi fait pour mon entourage, en mode lingettes démaquillantes lavables.
  • La Cup bien sûr 😊, depuis bien plus de 3 ans.
  • Les brosses à dents sont compostables. (bon, ok, sauf la mienne qui est électrique, mais ça, c’est pour des raisons de santé).
  • Lessive faite maison (si vous voulez la recette, je vous la mettrais en commentaire).
  • Déo fait maison (qui d’ailleurs est maintenant du bicarbonate pur, bien plus simple) – clin d’œil à Steph.
  • Lingettes lavables démaquillantes depuis maintenant plus de 3 ans (lingettes à utiliser juste avec de l’eau et sans produit,même pour le waterproof, encore mieux !)
  • Wrap à la cire d’abeille pour couvrir les aliments ; fini le film transparent mauvais pour la santé et jetable. D’ailleurs, c’est vraiment très facile à faire (un bout d’une vieille chemise et de la cire d’abeille, le tout au four 1 min et le tour est joué), et ça protège vraiment bien : banane pas terminée des enfants …
  • Produits ménagers à base de vinaigre blanc et bicarbonate.
  • Nous sommes passés aux pailles en inox depuis au moins 1 an (les enfants adorent boire leur chocolat le matin avec une paille ; alors 1 paille par jour, il n’en était plus question). Nous avons même acheté tout un tas de pailles et fait des kits zéro-déchets à nos proches pour le dernier Noël (Paille, essuie-tout, wrap à la cire d’abeille, lingettes lavables, bouillotte sèche – le tout fait maison 😊)
  • Côté alimentation, je regarde la provenance, les ingrédients, et le fait que ça soit bio. On achetait des paniers de légumes, on avait réduit la viande et le poisson, qu’on achetait plus qu’à la charcuterie du coin. On achetait beaucoup en vrac aussi, avec nos petits contenants.
  • Bien entendu le compost pour les déchets verts, mais ça, je le fais depuis toute petite et nous avons toujours eu un compost dans le jardin.
  • Tri des déchets of course
  • Nous buvions l’eau de la ville. Nous n’achetions de l’eau en bouteille que pétillante. A savoir, la ville dans laquelle nous habitons, Mouans-Sartoux, qui a sa propre régie pour l’eau, offre aux nouveaux habitants une carafe en verre pour encourager à boire l’eau de la ville.
  • Nous recyclons, mais depuis longtemps. Nous réparons. Nous réutilisons. J’adore coudre des choses avec des tissus de récup.
  • J’ai même fait des cadeaux sans emballage papier : furoshiki
  • J’ai fait des cadeaux d’occasion pour Noël : cela permet de faire de plus beaux cadeaux avec un budget identique que si on avait acheté du neuf. Il faut juste que la personne en face soit dans le même esprit. Et j’ai aussi fait des cadeaux faits main.
  • J’ai ma petite tasse au bureau pour le café
  • Je me suis acheté 2 gourdes pour ne plus consommer de bouteille plastique ou verre d’eau au boulot.

Je vais arrêter la liste ici 😊

Alors, comment fait-on dans notre quotidien en voyage ?

Nous avons emporté :

  • nos pailles en Inox – utilisées tous les jours. J’avoue que parfois, nous oublions de les emporter au resto ou de dire « no straw ».
  • nos serviettes lavables, en lange, qui sont super faciles à nettoyer et faire sécher. Nous les utilisons tous les jours. Elles nous ont bien aidés lors de glaces mangées dans la rue 😊
  • Mes gourdes. Nous en avons d’ailleurs acheté 2 autres.
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On se déplace le plus souvent possible avec tout ça

  • Quelques wraps à la cire d’abeille. Cela nous sert pour protéger la nourriture ; souvent d’ailleurs entre 2 logements, où quand il n’y a pas de réfrigérateur sur un logement, pour protéger de l’oignon ou autre. D’ailleurs, j’en ai encore utilisé un ce soir.
  • Quelques petites lingettes lavables qui nous servent régulièrement pour nettoyer les petits bobos par exemple
  • Mon bicarbonate pour déo
  • Nos brosses à dents compostables.
  • 3 petits sacs en tissus qui se replient pour nos courses ou autre. Nous les avons toujours sur nous.
  • Un filet pour le linge sale, que je donne directement aux hôtel ou laundry (j’ai d’ailleurs parfois du mal à le récupérer)
  • Plein de petites pochettes que j’ai bien sûr recyclées. Comme vous pouvez le voir, il y a même des sacs en papier dans lesquels étaient vendues des poêles à frire. Elles nous servent pour les jeux des enfants, ou pour ranger toute sorte d’objets de notre quotidien.

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La consommation d’eau – le point souvent noir des voyages

Pour la consommation d’eau, nous ne nous en sortions pas trop mal à Singapour et en Malaisie, car l’eau du robinet est potable. Par contre, elle est déminéralisée. Nous remplissions donc tout simplement nos gourdes et n’achetions pas de bouteilles.

En Thaïlande, c’était plus dur, car l’eau n’est pas potable partout et même si elle est potable, elle passe souvent par des tuyaux douteux en termes de mercure et compagnie. Donc, on a fait quelques écarts à nos principes. Mais nous avons aussi souvent fait bouillir de l’eau pour la boire ensuite froide.

A Bali, l’eau du robinet n’est pas potable (les Balinais la boivent, mais nous disent que nous, on ne peut pas), mais il y a des systèmes pour remplir sa gourde un peu partout : dans les locations, les hôtels, les restaurants. Il y a même une application qui localise les endroits où l’on peut recharger sa bouteille : refill my bottle. Cette application marche dans quelques pays d’Asie. Je suis ambassadrice, c’est-à-dire que je référence les coordonnées des fontaines que je trouve et je parle beaucoup du concept autour de moi, aux voyageurs, aux hôtels, aux restaurants et sur les réseaux sociaux.

Au début de notre séjour, nous n’osions sortir nos gourdes dans les restaurants, ou encore demander à ce qu’on nous les remplisse si il n’y avait pas de fontaine apparente ou si le restaurant n’était pas référencé dans l’application. Nous avons donc plusieurs fois demandé de l’eau qui était en bouteille plastique. Puis, en discutant avec certains voyageurs, j’ai compris que ça ne dérangeait pas de demander à recharger sa gourde, ni de sortir nos gourdes dans les restaurants.

Depuis, nous n’avons plus acheté une bouteille d’eau.

Depuis le début de notre séjour, nous n’avons vu que 3 restaurants qui apportaient de l’eau fraîche en carafe, et ce gratuitement.

Dans les locations, on a souvent de grosses bonbonnes de 25l, gratuites, ou qui coûtent moins d’1,50€.

Au Cambodge, à Siem Reap en tout cas, c’était tout blanc ou tout noir… Tous les restaurants servent de l’eau fraîche en carafe. Ils ont d’ailleurs souvent des pailles en bambou ou inox, et des serviettes lavables. Il y a beaucoup de stations de recharge d’eau référencées sur l’appli, mais dans les logements, c’est le contraire. Les 3 endroits où nous avons logés ne proposaient que de l’eau en petites, voire toutes petites bouteilles ! Dans le 1er homestay qui était à l’extérieur de Siem Reap, nous avons dû acheter des bouteilles, car nous n’avions rien pour faire bouillir l’eau et il n’y avait aucun restaurant aux alentours. L’hôtel, c’était pareil, mais on pouvait recharger nos gourdes lors de ballades. Et pour la maison qu’on a louée, la personne qui nous a accueillis a mis une 10aine de mini bouteilles en plastique dans le frigo (même pas 1 ou 2 grandes bouteilles, non, que des toutes petites…). On rechargeait nos gourdes soit en faisant bouillir de l’eau, soit en rechargeant quand on sortait. C’est toute une organisation !

Et le plastique en général ?

Dur dur … Nous devons avouer que notre consommation d’emballages plastique a malheureusement augmenté. Déjà, tout est emballé en Asie. Le pire des pays que nous avons fait est la Thaïlande. Ils emballent tout ! et ils font des emballages d’emballages. Quand on leur disait « no plastic », ils nous regardaient avec des yeux tout ronds.

Le pays qui fait le plus d’efforts d’après moi est la Malaisie. Ils ont des caisses dans les grandes surfaces « no plastique bag », ou « bring your own bag ». Ils font du tri, et ont de nombreuses démarches zéro déchet.

Malheureusement, les rivières sont déjà extrêmement polluées et la population n’est pas encore sensibilisée aux rejets des déchets ni à la pollution de ce qu’ils ont de plus cher, l’eau.

Au Cambodge, le tri n’existait pas. On a été contraint de jeter nos bouteilles en verre dans des poubelles communes à tous les déchets. Ça nous a fait bizarre… tout comme jeter nos déchets organiques dans des poubelles. (d’ailleurs, je l’ai déjà raconté dans mon article sur le Siem Reap, les déchets organiques tels que les feuilles ramassées au bord de la route sont brûlées )

Quant à Bali, du fait des touristes et expats, il y a beaucoup de campagnes de sensibilisation, mais plutôt dans les lieux fréquentés des touristes. Dès qu’on côtoie la population locale, on se rend compte que rien n’est fait pour qu’ils ne jettent pas leurs déchets dans les rues ou dans les caniveaux. Ils font des tas entre voisins, puis brûlent le tout (ou pas). Il y a des déchets partout.

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Lors d’une jolie balade dans les rizières. Attention, il ne faut pas croire que c’est comme ça partout! 

Vidéo d’une personne jetant ses poubelles dans la rue

J’ai appris récemment que les sacs plastiques allaient être bannis des commerces dans quelques années. C’est bien, mais le gouvernement n’a pas l’air de faire grand chose pour sensibiliser les population aux rejets des déchets dans la nature, et surtout, il n’y a rien pour le traitement des déchets à Bali !

Côté positif : les bouteilles en verre sont souvent consignées à Bali.

Nos actions :

  • Nous sortons toujours nos petits sacs pour nos courses ; quand on achète des légumes, on essaye de ne pas utiliser de sac plastique. Malheureusement, nous achetons régulièrement des gâteaux pour les enfants qui sont souvent doublement emballés. On essaye aussi d’acheter dans les marchés ou les petits commerces où il est plus facile de ne pas repartir avec des plastiques.
  • Nous faisons très régulièrement des ramassages de déchets sur les plages. Même quand nous n’avons pas de quoi ramasser, nous trouvons toujours un sac en plastique sur la plage 😊.
  • Nous utilisons nos serviettes en tissu ou encore nos pailles en inox dans les restaurants.
  • Je regarde la provenance des produits et je choisis des produits le plus locaux possible.
  • Nous utilisons des savons locaux, et pas en bouteille, bien que j’ai craqué dernièrement et acheté un après-shampoing en bouteille, mes cheveux étant très abîmés par le soleil et la mer. J’ai fait un petit « refill » de shampoing dans un logement où il y avait une énorme bouteille de shampoing.
  • Nous avons « visité » des ONG dont une qui militait pour la protection des tortues et qui a tout un tas de projets autour du zéro-plastic. Je suis ambassadrice de « refill my bottle ». Nous réfléchissons à comment aider les locaux et donnons quelques idées : exemple dans notre logement à Siem Reap où j’ai suggéré à notre hôte d’installer un distributeur d’eau en bonbonne, ou encore j’ai suggéré à des hôtels de mettre des paniers à disposition pour le linge.
  • A Siem Reap, nous avons fait le choix d’aller dans des restaurants qui reversent une partie de leurs bénéfices à des ONG dont certaines luttent contre les déchets.
  • Bien sûr, nous n’imprimons pas nos billets et nos réservations. Nous faisons tout via le téléphone. Mais de toute façon, nous aurions bien du mal à imprimer…
  • Nous faisons en sorte que nos chambres ne soient pas nettoyées tous les jours, ou encore que nos serviettes ne soient pas changées tous les jours. Nous utilisons nos super serviettes décathlon pour les piscines et pas celles des hôtels à usage unique.

Pour le re-use

Nous avons donné plusieurs jeux, vêtements, chaussures, plutôt que de jeter si ça nous encombrait ou si nous n’en avions plus l’utilité.

Nous échangeons les livres, même si ce n’est pas toujours évident de trouver des livres en Français pour Mael.

J’ai gardé un tee-shirt troué de Mael en me disant que ça me servirait et j’ai bien fait ! J’en ai utilisé plusieurs bouts pour recoudre le porte bébé qui montre quelques signes de faiblesse ou encore mon gros sac à dos qui vieillit aussi. J’ai aussi recousu une robe d’Agathe plutôt que de la jeter.

Quand nous trouvons des choses pour lesquelles on se dit que ça pourra nous servir, on garde. Par exemple, lors de notre sortie aux bains chauds du lac Batur, les serviettes étaient entourées d’un ruban à usage unique. Les gens les laissaient partout. J’en ai ramassé quelques un en me disant que les enfants pourraient jouer avec. Résultat, ils ont joué avec, et je leur ai aussi fabriqué des lanières pour porter leurs gourdes 😊. Autre exemple, on garde parfois de petits récipients qui nous resservent pour un autre contenu. Ou encore, Sven a voulu garder une grande et large ficelle en plastique, et elle nous a servi à accrocher une moustiquaire.

Et pour le bio ?

Alors là, on a aucune idée de la qualité des aliments qu’on mange… Les locaux n’ont pas cette notion. Certains restaurants se disent « Organic », mais c’est souvent des restaurants très touristiques et chers.

On pourrait penser que comme tout est fait minute dans les restaurants, la nourriture serait assez saine, mais quand on se ballade dans les rizières, on se rend compte que les agriculteurs utilisent beaucoup de pesticides pour tuer les chenilles par exemple. Les poules se baladent souvent dans les déchets, même si elles sont au grand air. Alors, quelle est l’incidence sur les œufs ou sur la chair ? Les poissons sont-ils sains vu la pollution des rivières ? Les légumes sont-ils importés ? Sont-ils cultivés sans pesticide ? On ne sait pas. Les fruits eux doivent être plutôt sains, car très souvent récoltés dans la nature.

Par contre, l’avantage du fait minute, c’est qu’on ne mange pas de produits congelés ou transformés, et ça, c’est vraiment un plaisir.

Bilan :

On essaye de faire notre possible, de compenser nos émissions carbone liées à nos transports et de polluer le moins possible. Et on essaye de sensibiliser quand on peut. Par rapport à la France, nous trions moins nos déchets, consommons peut-être plus de plastiques, mais nous n’utilisons pas la voiture, juste quelques scooters loués de temps en temps. Nous achetons beaucoup moins de choses (pas de place dans les bagages), donc rien d’inutile et que du local. Je suis donc plutôt positive pour la suite !

Et vous, avez-vous changé votre quotidien ? Et Comment ?

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