Tour du monde vs digital nomade – trouver son équilibre

Trouver son rythme

Après quelques mois loin de nos habitudes et de notre maison, je peux affirmer qu’on a trouvé notre équilibre, notre rythme et notre propre mode de fonctionnement.

Le but 1er de notre projet était de changer de vie tout en voyageant.

Nous avions peu préparé notre voyage (à part un minimum de logistique pré-voyage) car nous avons pris la décision de partir assez tard.

J’ai commencé à suivre intensément les groupes Facebook de tourdumondistes , ou encore de familles autour du monde (mes sources 1ères d’information) peu avant notre départ et surtout une fois partie.

Nous savions que nous n’aurions pas le même rythme que ces voyageurs, mais je m’identifiais malgré tout à eux, rêvant certainement du même genre d’expérience.

La frustration de ne pas vivre la même chose est apparue au bout de quelques semaines, grandissant au fil du temps et devenait difficile à gérer, malgré un 1er mois super et bien chargé en Malaisie.

Je voyais toutes ces familles, passant peu de temps dans chaque ville, chaque pays, profitant à fond de chaque moment, publiant des photos magnifiques et ayant des retours d’expérience de rêve, et je ne pouvais m’empêcher de nous comparer et de voir que nous ne vivions pas la même chose.

J’avais envie de vivre les mêmes expériences, au plus proche de la population, au cœur de la culture de chaque pays.

Mais cela n’était pas possible pour nous, du moins pas comme eux.

Sven étant digital nomade (il travaille tout en voyageant), notre quotidien ne ressemble en rien aux tourdumondistes !

Il travaille une bonne partie de la journée pendant que je m’occupe des 3 loustics et que j’organise le voyage. On fait aussi des courses et à manger, puisqu’on fait régulièrement des repas « à la maison », sans compter les déménagements réguliers (préparation des sacs, gestion des trajets et trajets en eux-mêmes).

De mon côté, je ne peux pas faire seule avec les 3 enfants toutes les visites. Et je ne peux pas non plus laisser Sven gérer un des enfants pendant que je pars avec les 2 autres puisqu’il travaille.

Au début (en Malaisie et en Thaïlande), les enfants étaient très enjoués, donc je partais seule avec les 3. Ce n’était pas de tout repos, mais c’était faisable. Et puis, il y avait des choses à faire avec 3 enfants ! Les parcs et activités ne manquaient pas, je trouvais régulièrement des librairies dans les grosses villes, les visites étaient faciles et les transports en commun aussi. Mais les enfants se sont fatigués et maintenant, les 2 plus jeunes (2,5 et 4,5 ans) râlent très vite, Agathe veut que je la porte et tout le monde rentre épuisé. Et à Bali, il n’y a presque pas de parc vert ou d’aire de jeux, pas de transport en commun, peu de magasins (en tout cas pour les enfants) et presque pas d’activité pour les enfants, à moins de connaître les habitudes des expat, ce qui n’est pas mon cas. Les déplacements peuvent être très chers, car contrôlés par des mafias de drivers dans les endroits les plus touristiques.

De plus, comme on ne connait pas notre itinéraire à l’avance, je ne peux pas prévoir de les inscrire à des activités (comme le « Day care ») en amont.

Après quelques discussions et rencontres (je crois que le déclencheur a été une discussion avec Julie de Nomadic Bernique), j’ai découvert les digital nomades, en famille ou non.

Et là, ma frustration a presque disparue, je me suis identifiée à une autre catégorie de voyageurs qui me correspondait plus.

Même si là non plus, on ne peut s’identifier complètement. En général, ces travailleurs-voyageurs passent grand minimum 1 mois au même endroit, quand nous ne dépassons rarement 10 jours.

Mais notre mode de vie se rapproche beaucoup du leur.

Je nous définirais en ce moment comme des digital nomades faisant du « slow tourism » (on utilise très souvent ce terme de « slow tourism » quand on discute avec des locaux qui sont étonnés que nous passions plus de 4 jours dans leur ville).

Avantages/inconvénient de notre mode de vie

Avantages

Par rapport aux tourdumondistes :

  • On prend notre temps pour visiter
  • On découvre des choses que l’on n’aurait pas découvertes si on était en mode tour du monde
  • On s’imprègne de la culture de chaque ville, tellement différente d’une ville à l’autre
  • Les enfants se posent à chaque fois et on prend le temps de vivre
  • On ne défait pas nos bagages tous les 4 matins
  • On a souvent des logements beaucoup plus grands et confortables, on loue la plupart du temps à la semaine sur airbnb et on a des réductions longues durées
  • On a une rentrée de revenus et nous n’avons pas eu besoin de faire des économies les 2 dernières années pour payer notre voyage

Et par rapport au digital nomades :

  • On visite plus d’endroits et de pays

Inconvénients

Par rapport aux tourdumondistes

  • Parfois on tourne en rond, surtout Mael et moi qui avons la bougeotte et l’envie de faire un vrai tour du monde
  • On fait les courses, à manger, et la vaisselle 😊 alors que pas mal de tourdumondistes logent dans des hôtels ou guesthouses (en tout cas dans les pays que nous avons traversés) et n’ont pas toutes ces choses fantastiques du quotidien à faire
  • Nous ne rencontrons pas autant de monde qu’eux étant souvent en famille à 5
  • N’ayant pas d’itinéraires précis, nous n’avons pas pris de billets tour du monde ou pris des billets suffisamment en avance pour les payer moins chers, et nous n’avons pas organisé des destinations chères comme l’Australie ou la Nouvelle Calédonie, la Polynésie Française. Résultat, nous ne pourrons les inclure (ou seulement partiellement) dans notre projet.
  • Nous ne pouvons avoir des expériences de logement chez l’habitant contre service (workaway) car Sven travaille et que ce n’est pas compatible. Il faudrait aussi prévoir ça à l’avance et je n’arrive pas à avoir le temps nécessaire
  • Nos bagages sont plus lourds (le matériel pour bosser de Sven, 1 ordi supplémentaire, et peut-être un peu plus de jouets/jeux)

Par rapport aux digital nomades

  • Je ne peux inscrire les enfants dans des activités régulières et avoir un semblant de vie posée car nous bougeons trop souvent
  • Nous n’avons pas de vie sociale et nos rencontres sont éphémères (même si très intéressantes)
  • Notre budget logement est plus élevé car leur location est au mois et moins chère

Certains des inconvénients sont aussi dûs au jeune âge de nos enfants. Agathe fait encore la sieste, et Théo aime ne rien faire de la journée de temps en temps.

Pour le moment, tout se passe bien dans l’ensemble. Nous avons quand même prévu de nous poser quelques mois au même endroit (on ne sait pas encore où) après l’Australie où nous serons jusqu’à début Janvier. Cela me permettra d’inscrire les enfants à diverses activités, et de souffler après 6 mois 24/7 avec les enfants.

Ma conclusion :

Le plus important, et ce pour tous les types de voyageurs, c’est de trouver son équilibre et celui de sa famille, ainsi que trouver son rythme. Il faut se dire aussi qu’on ne peut pas tout faire, mais que toute expérience apporte énormément à tout le monde.

 

 

4 réflexions sur “Tour du monde vs digital nomade – trouver son équilibre

  1. tiphanya dit :

    Je suis d’accord sur le côté équilibre. Mais l’intérêt pour vous d’être ainsi entre deux communautés c’est que vous avez tout de même des possibilités de rencontrer du monde via 2 réseaux différents. Nous sommes partis comme nomade digital (et à présent en « pause ») loin des circuits et du rythme des voyageurs en tdm et on aurait bien rencontré plus de familles. Mais à l’époque elles étaient quasiment inexistantes. Aujourd’hui ça change et c’est agréable !

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